Taille du texte

Mot-clef : ‘SNCF’

Priorité au Montluçon-Paris.

Priorité au Montluçon-Paris.

Source La Montagne

LGV

Construire la LGV sans menacer la Forêt de Tronçais, c’est possible !

Lundi 21 novembre, j’ai accueilli Hervé Gaymard, Président de l’Office National des Forêts, en déplacement sur nos terres bourbonnaises pour une visite de la formidable réserve naturelle qu’est la forêt de Tronçais. J’ai retrouvé avec plaisir les élus du Pays de Tronçais – que je connais depuis les années 2000 quand nous travaillions ensemble du temps où j’étais sous-préfet de l’arrondissement de Montluçon – ainsi que les responsables d’association de défense et de valorisation de la forêt.

Cette visite de plusieurs heures a été pour moi l’occasion d’interroger clairement Hervé Gaymard sur les perspectives d’exploitation et de développement de la forêt de Tronçais. Nous sommes tombés d’accord pour dire qu’il fallait coûte que coûte préserver ce site qui est l’un des plus beaux joyaux du patrimoine naturel de notre territoire et lui donner des perspectives de développement respectueuses des règles environnementales

Photo La Semaine de l’Allier – Elus et responsables d’association lors de la visite

Lire la suite ...

dette et déficit

Dette et déficit publics

L’état de nos finances publiques sera un des enjeux majeurs des années à venir. Ce serait mentir que de dire que la France n’a pas de problème de dette. Très concrètement, ce serait comme si une personne dépensait 5000 euros alors qu’elle en gagne 3000, tout en ayant une dette de 370 000 euros. Cette situation ingérable est largement due à l’irresponsabilité du Président Sarkozy. Le déficit public a augmenté de 100 milliards d’euros depuis son arrivée au pouvoir et la dette a doublé. Nous ne sommes pas les seuls à avoir ce problème de dette en Europe, il y a aussi la Grèce, l’Espagne, tous les pays européens. Nous devons être solidaires face aux marchés financiers qui spéculent sur notre dette.

Heureusement, des collectifs prennent leurs responsabilités et interpellent le gouvernement pour que les citoyens soient les décideurs de dernier ressort sur cet enjeu essentiel. L’appel du Collectif national pour un audit de la dette publique réunit aujourd’hui des personnalités comme Etienne Balibar, Frédéric Lordon, Susan George ou Ariane Mnouchkine. Il regroupe une vingtaine de syndicats et d’associations pour organiser un «débat démocratique au plan local, national et européen» sur la question de la dette des Etats.


Voici le texte de l’appel que j’ai signé :

Écoles, hôpitaux, hébergement d’urgence… Retraites, chômage, culture, environnement… nous vivons tous au quotidien l’austérité budgétaire et le pire est à venir. «Nous vivons au-dessus de nos moyens», telle est la rengaine que l’on nous ressasse dans les grands médias. Maintenant «il faut rembourser la dette», nous répète-t-on matin et soir. «On n’a pas le choix, il faut rassurer les marchés financiers, sauver la bonne réputation, le triple A de la France».

Nous refusons ces discours culpabilisateurs. Nous ne voulons pas assister en spectateurs à la remise en cause de tout ce qui rendait encore vivables nos sociétés, en France et en Europe. Avons-nous trop dépensé pour l’école et la santé, ou bien les cadeaux fiscaux et sociaux depuis vingt ans ont-ils asséché les budgets? Cette dette a-t-elle été tout entière contractée dans l’intérêt général, ou bien peut-elle être considérée en partie comme illégitime? Qui détient ses titres et profite de l’austérité? Pourquoi les États sont-il obligés de s’endetter auprès des marchés financiers et des banques, alors que celles-ci peuvent emprunter directement et pour moins cher à la Banque centrale européenne?

Nous refusons que ces questions soient évacuées ou traitées dans notre dos par les experts officiels sous influence des lobbies économiques et financiers. Nous voulons y répondre nous-mêmes dans le cadre d’un vaste débat démocratique qui décidera de notre avenir commun.

En fin de compte, ne sommes-nous plus que des jouets entre les mains des actionnaires, des spéculateurs et des créanciers, ou bien encore des citoyens, capables de délibérer ensemble de notre avenir?

Nous nous mobilisons dans nos villes, nos quartiers, nos villages, nos lieux de travail, en lançant un vaste audit citoyen de la dette publique. Nous créons au plan national et local des collectifs pour un audit citoyen, avec nos syndicats et associations, avec des experts indépendants, avec nos collègues, nos voisins et concitoyens. Nous allons prendre en main nos affaires, pour que revive la démocratie.

Signer l’appel:

http://www.audit-citoyen.org/

URL source: http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/261011/appel-pour-un-audit-citoyen-de-la-dette-publique

 

SNCF

Montluçon/ SNCF

Le problème de la desserte ferroviaire de Montluçon a déjà fait couler beaucoup d’encre et malgré la mobilisation des élus et des acteurs locaux la SNCF reste sourde à nos demandes. Pour ma part, au cours de plusieurs rencontres et réunions à Paris, j’ai saisi, à diverses reprises, Guillaume PEPY, président de la SNCF du problème du désenclavement ferroviaire du bassin montluçonnais et de l’impérieuse nécessité de développer et de moderniser l’axe Montluçon/Paris, via Vierzon. Cette desserte est essentielle au développement économique de notre bassin et indispensable aux usagers pour leur confort si, par ailleurs, l’on veut fidéliser cette clientèle aux transports ferroviaires.

Malgré tout, la SNCF et Réseau ferré de France (RFF) continuent, au nom de l’aménagement du cadencement ferroviaire à mettre en place en 2012, de laisser planer une menace qui se traduirait par la suppression de lignes et l’allongement des trajets. Cela induirait notamment la suppression du train de 6h15 le matin du fait de l’abandon de la correspondance avec le TEOZ Limoges /Paris qui ne s’arrêterait plus à Vierzon. C’est la ligne la plus utilisée le matin par les usagers du bassin montluçonnais pour se rendre à Paris et ce changement aurait pour conséquence qu’ils devraient partir encore plus tôt le matin, dès 5h35 au lieu de 6h15.

Une nouvelle réunion qui mettra en présence les responsables SNCF et les élus aura lieu le 15 septembre à Paris. Outre le problème posé par l’avenir de la ligne Clermont-Ferrand/Paris (Bercy), sera abordé le problème de la mise en œuvre du cadencement ferroviaire pour 2012. Ne pouvant assister personnellement à cette réunion j’ai saisi le président Guillaume Pepy de l’urgence à maintenir cette ligne à laquelle sont très attachés tous les usagers.

Comment apporter un crédit à la SNCF qui annonce vouloir être toujours plus proche des usagers et s’adapter à leurs besoins alors que pour la population de la seconde ville d’Auvergne elle supprime une des lignes les plus utilisées. Membre de la commission parlementaire de l’Aménagement du territoire et du développement durable, je reste mobilisé sur ce dossier afin que des solutions positives soient apportées et qu’enfin, à Montluçon comme ailleurs le service public de transport ferroviaire aille à la même vitesse que partout ailleurs sur le territoire national.

 

LGV Paris-Orleans-Clermont

Desserte ferroviaire du territoire : la ligne à grande vitesse (LGV) Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon continue à faire débat

Le projet de LGV Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon fait partie du programme supplémentaire de 2500 km de lignes à grande vitesse figurant dans la loi de programmation du Grenelle de l’Environnement. Son objectif : intégrer les régions du Grand Centre de la France dont l’Auvergne au réseau ferroviaire à grande vitesse français et européen. Cette perspective constitue un véritable levier pour l’aménagement et le développement économique de notre région dont l’attractivité ne peut continuer à être pénalisée par un manque d’accessibilité ferroviaire pour le département de l’Allier notamment. La physionomie d’une ville change complètement dès lors qu’il existe une desserte TGV à proximité, même si la ligne à grande vitesse ne traverse pas ladite ville mais y est reliée par une ligne électrifiée. C’est bien ce que tous les élus concernés par le futur tracé ferroviaire ont compris et c’est aussi pour cette raison que le consensus est d’autant plus nécessaire à réaliser.

Parmi les 4 tracés envisagés (Est – Médian – Ouest et Ouest-Sud) – voir carte ci-dessus parue dans l’édition du 14 juillet de La Montagne -, l’hypothèse Ouest-Sud (en couleur bleu foncé) est la meilleure formule pour notre département et pour Montluçon. Les élus dont plusieurs représentants de l’agglomération de Montluçon et les acteurs économiques réunis au Conseil régional, le 17 juin dernier, se sont déterminés dans ce sens. Or, nous apprenons, par voie de presse, que les maires de Montluçon, Bourges et Clermont Ferrand auraient trouvé un prétendu consensus sur un autre tracé, le tracé Ouest (en couleur orange), à l’occasion d’une réunion tenue à Montluçon, le 13 juillet où le député de Montluçon n’était bien sûr pas invité ! Ce scénario, s’il devait se confirmer, porterait un rude coup aux perspectives de développement de la région montluçonnaise. De plus, la solution, semble-t-il préconisée par le maire de Montluçon, fait totalement l’impasse sur la localisation, à plus long terme, de l’interconnexion entre l’axe Nord – Sud (la nouvelle LGV Paris – Lyon par le Berry) et celui Est – Ouest (qui plus tard permettra de relier Lyon à la façade Atlantique et à la péninsule ibérique en contournant le Massif Central par le Nord). Voilà ce que doit être une vraie vision de long terme d’aménagement du territoire. Les Anciens n’avaient pas toujours tort : les voies romaines en attestent. Plus récemment, à la fin du 19ème siècle, c’est bien par Montluçon, Guéret et Limoges que les ingénieurs de l’époque ont conçu la ligne ferroviaire  Lyon / Bordeaux.

Lire la suite ...